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#Paris 11 mars 2017 à 17h30 « Intervention publique du psychanalyste dans les #médias. »

21 Fév

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De la place du #feu dans la cure et de ses effets dans la #cité. #psychanalyse #sacré

20 Fév

 

Métamorphoses de la libido dans la culture.[1]

 

Claude Breuillot, psychanalyste / @clbr71

Travail préparatoire au cartel d’Analyse Freudienne : le psychanalyste dans la cité.

Mars 2017

[…] Prendre une vessie pour une lanterne, c’est-à-dire ce qu’on peut dire de mieux pour établir une confusion : une vessie peut faire une lanterne, à condition de mettre du feu.[…][2]

 

Pour qui les banlieues s’embrasent-elles ?

 

Quand l’angoisse de vivre et d’ex-sister est la condition tragique de l’être humain, la culture, l’éducation et quelques-uns vont-ils permettre enfin permettre une analyse de ces mouvements souterrains qui propagent la déliaison et la haine ?

Une patiente de 48 ans se remémorait un moment clé de son enfance. 3ème de 5 enfants dont l’ainé de 5 ans de plus qu’elle, et les deux derniers sont des garçons, elle évoque ce jour de ses 7 ou 8 ans où ils sont seuls hors du regard parental. L’un d’eux met le feu à du papier et le risque fût grand de mettre le feu à la chambre. Cette histoire aujourd’hui continue d’alimenter les questionnements parentaux, et perpétue le ciment fraternel du secret. Elle me dit qu’elle ne pourra jamais dire qui avait mis le feu, même à son analyste. Est-elle témoin ou complice ? Figure de la défiance ? De la honte ?

Le ciment fraternel fonctionnerait comme un corps « constitué » pouvant permettre une mise à distance du corps propre, en réaction à des motions pulsionnelles encore non symbolisées. Dans le cas de cette patiente, aucune altérité ne semble possible. Elle me demande de respecter ce voile : « (qui) permet au sujet, à celui qui fait appel à nous, de se mettre à distance de celui dont le réel désarroi pulsionnel fascine et inquiète, afin de recevoir une image qui donne enfin une consistance à ce que le sujet est pour l’autre.[3] »

Le feu ça brule, et on interdit aux enfants de s’en approcher. Bachelard écrit : « L’interdiction  sociale  est  notre  première connaissance générale sur le feu. » Je ne pense pas et vais tenter de le montrer.

Voici un texte d’un franc-maçon parlant du secret: « Le secret naît avec l’initiation; un secret qui, dans le même temps, unit et divise. Il unit l’apprenti à la loge dont il partage désormais les travaux. Mais avec ce secret si ardemment désiré par l’impétrant c’est aussi une coupure définitive avec la vie profane qui se joue. Le secret matérialise le passage du profane au sacré, de l’ombre à la lumière. Ce qui m’était jusqu’alors inconnu, m’est révélé progressivement par les différentes phases de l’initiation; pour que la lumière soit donnée, que ses frères se dévoilent à lui, l’impétrant sera débarrassé de son bandeau, ultime vestige de son aveuglement profane; mais cela ne peut se faire sans que le testament philosophique ne soit détruit ; il ne peut pas accéder à la lumière de l’initiation sans le renoncement absolu à cette vie qu’il quitte. Si l’initié accède à un secret, il en porte un autre profondément ancré en lui ; celui des aspirations qui l’ont conduit aux portes du temple. Ce secret il l’aura partagé avec ses futurs frères, et eux seuls, à qui le testament est lu avant d’être brûlé. »

« Le silence et le secret habitent le pouvoir, ancrent ses interdits ; mais ils desserrent aussi ses prises et ménagent des tolérances plus ou moins obscures. » écrit Foucault[4].

Qui a mis le feu ? A mettre en parallèle avec Qui est coupable ?

J’entends le feu comme la jouissance suprême, le plaisir lié aux masturbations, le déplacement de l’impossible mise en mots des interdits masturbatoires autoérotiques ou des premiers jeux de découverte avec le corps de l’autre. Le feu qui peut venir rougir les joues de certains analysants, m’évoquant la honte ou des résistances inconscientes. Les feux de l’amour du feuilleton éponyme. Comment, dans la toute petite enfance, des bruits dans la chambre parentale, un regard passé dans l’embrasure d’une porte entre-ouverte, le frôlement des parties génitales dans un moment inattendu de soin maternel ou de jeu, peut venir mettre le feu aux poudres ?

Le feu comme venant symboliser un passage du domaine du sacré ? « Chez les femmes, pas de rites visibles comme tels, pas de « cérémonie ». Les paroles accompagnant les règles des filles les faisant ainsi passer au statut de femmes sont un accompagnement d’un passage, d’une coupure définitive avec la vie « profane ». « Ce passage du profane au sacré, chaque fille le vit en devenant potentiellement mère au moment des premières règles. » écrit la psychanalyste Suzanne Delorme.

Quel contrat inconscient cette patiente a-t-elle passé avec ses frères et sœurs ? Quels sens possède-t-il ? Quelle jouissance partage-t-elle avec eux ? Ce contrat permet-il de souligner quelques échanges symboliques ou polysémiques garants d’un lien même imaginaire ?

Les recherches de Françoise Héritier Anthropologue, ethnologue, portent sur la distinction masculin/féminin, universelle, avec la découverte que la supériorité du masculin sur le féminin elle aussi universelle. Elle a écrit plusieurs ouvrages dont « Les deux sœurs et leur mère ». Elle écrit : « Cette forme de contrat entre hommes, l’expérience ethnologique nous la montre partout à l’œuvre. Sous toutes les latitudes, dans des groupes très différents les uns des autres, nous voyons des hommes qui échangent des femmes, et non l’inverse. Nous ne voyons jamais des femmes qui échangent des hommes, ni non plus des groupes mixtes, hommes et femmes, qui échangent entre eux des hommes et des femmes. Non, seuls, les hommes ont ce droit, et ils l’ont partout. C’est ce qui me fait dire que la valence différentielle des sexes existait déjà dès le paléolithique, dès les débuts de l’humanité.»

Le secret permettrait-il de préserver l’unité contre les représailles parentales et serait-il la base des sentiments de solidarité adossé à l’idéal du moi et au moi-idéal ? Pourrait-il préparer l’élan du communautarisme ? Ma patiente était reconnue comme garçon manqué par ses parents. Protéger la « bêtise » ou la tendance antisociale d’un frère, rester à vie son complice, serait-ce une tentative d’identification par peur de l’abandon ? Le collage par l’impossible différentiation ? Le maintien dans l’asservissement de la pensée et des corps ?

Cet attachement ne pouvait pas ne pas m’évoquer l’attachement de ma patiente pour sa grand-mère dont elle évoque en ce moment la perte comme un déchirement indescriptible, comme risque d’effondrement. Feu cette grand-mère habitait dans la cour de la ferme familiale et  s’était occupée d’elle pendant toute son enfance. Elle a un an de moins que sa sœur et 2 ans d’écart avec son frère puiné.

« Chez la plupart des enfants, le comportement d’attachement à une figure préférée se développe au cours de la première année de la vie. Il semble probable qu’il y ait une période sensible au cours de cette année où le comportement d’attachement se développe plus facilement. » écrit Bowlby[5]. Ma patiente évoqua l’effondrement vécu au moment de la séparation avec un ami de son frère ainé, ami avec lequel elle avait vécu 7 ans. Elle soufra non pas de la séparation mais de la violence de l’abandon fraternel et d’un sentiment de culpabilité qui la dévora. Sans plus de nouvelles de lui, son frère l’ignora, dit-elle, pendant 5 ans. Suite à une nouvelle rencontre, le moment de remaniement subjectif à la naissance de sa fille ainée permit les retrouvailles avec ce frère idéalisé.

 Les incendiaires : Déplacer sur la scène politique ses pulsions ? Les passages à l’acte comme prothèse identitaire ? Etre vu à défaut d’être entendu. Une voiture brûlée n’est qu’un signe en absence de tout signifiant, en attente de métaphorisation.

 

Quand chaque individu connait aujourd’hui cette phase d’érosion et d’épuisement de soi, le psychanalyste pourrait-il trouver le courage de convertir ce que lui a appris la cure analytique en prenant place, par sa singularité, à l’élaboration d’une pensée concernant la cité ? Comment penser, tenter de mettre au travail, ces coups répétés, assénés, autrement que comme de micro-traumatismes propres à affaiblir notre raisonnement ou nos capacités critiques ? Une biopolitique selon Foucault qui asservit les corps[6]. Sur le thème des émotions collectives, des événements politiques en tant qu’ils supposent des mouvements de foules en lutte : le psychanalyste ne saurait il trouver sa place au moment où sont mis en question désordres sociaux, agitations politiques, insoumissions, insurrections, révoltes, révolutions, vacarmes, émeutes, ou  bouleversements en tous genres ? Je pense par exemple à l’acte psychanalytique en lieu et place de castration symboligène, posé par Fathi Benslama lors des attentats en France proposant de ne pas nommer les terroristes dans les médias.

Pourquoi les banlieues s’embrasent-elles ? Quels motions inconscientes pourraient soit favoriser l’embrasement, soit au contraire favoriser le vivre ensemble et la fraternité ? Quels plaisirs prend-t-on à brûler ?

En réponse à l’incendie de trois bibliothèques à Paris en 1871 par une foule qui s’en prend à des représentations des élites, Victor Hugo, de Bruxelles où il est en exil, écrivit le poème « À qui la faute ?[7] » : il s’adresse à cet incendiaire anonyme et l’apostrophe « Tu viens d’incendier la Bibliothèque ? Oui, j’ai mis le feu là ». Et il continue en lui montrant que les livres seuls pouvaient le tirer hors de sa misère et, en lui faisant côtoyer des hommes du verbe, extirper de lui le mal ; peine perdue, la chute est terrible, l’homme répond « Je ne sais pas lire ».

 

« D’où proviennent de telles vésanies sinon d’une valorisation intempestive des phénomènes subjectifs attribués au feu ? » questionne Gaston Bachelard en 1949[8].

Fabre substantialise d’ailleurs par le feu toutes les qualités de force, de courage, d’ardeur, de virilité : « Les femmes à cause de ce tempérament froid et humide sont moins fortes que les hommes, plus timides et moins courageuses, à cause que la force, le courage et l’action viennent du feu et de l’air, qui sont les éléments actifs; et partant les appelle-t-on mâles; et les autres éléments l’eau et la terre, éléments passifs et femelles.[9]»

C’est la revanche du petit sur le grand, du caché sur le manifeste. En tout cas la pensée du feu, plus que celle de tout autre principe, suit la pente de cette rêverie vers une puissance concentrée[10].

L’idéal fraternel agirait comme forme d’inconscient social[11]. « La constitution de ces « foules artificielles » qui constituent le socle du bâti social et dont Freud fournit la formule libidinale : « Une somme d’individus qui ont mis un seul et même objet à la place de leur idéal du moi, et se sont par conséquence dans leur moi, identifiés les uns aux autres. [12]»  Cette identification réciproque par quoi ils font lien, ce qui rend compte de l’esprit de corps, ne faut-il pas y voir la socialisation basique du lien fraternel ?

Ce n’est pas rien que l’on évoque la communauté chrétienne comme une famille, écrit Freud (Ouvrage cité) Tous frères.

La crise de confiance et la défiance envers les élites qui s’en suit ne peut-elle s’intensifier par une analyse stigmatisante des faits, et provoquer l’embrasement ? La lecture psychanalytique ou l’écoute des signaux dans leur complexité s’échappant de la société permettraient-elles de participer à l’élaboration de nouvelles politiques ?

Un reste inaudible du domaine de l’inconscient n’aurait le passage à l’acte comme seul moyen d’ex-pression.

Ce moment exotique de visite dans une famille. De la fureur de vivre à la rage d’en découdre. La vengeance ? La première véritable manifestation de violence a lieu durant l’été 1981.

Le président Mitterrand lors des émeutes des quartiers en 1981 aux Minguettes à Vénissieux :

fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html

Il est certain que les questions de réhabilitation, d’aménagements d’espaces verts  n’ont pas permis « l’équilibre ce ces quartiers » tant espéré.

6 octobre 1990 : Vaux-en-Velin.

http://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01137/emeutes-a-vaulx-en-velin.html

Montée concomitante du FN et retour du discours colonial dans les politiques de la ville[13].

L’instrumentalisation-sublimation de la haine et les réseaux djihadistes. Un enjeu géopolitique ?

L’Iran joue avec le feu en critiquant les arrestations pour le Nouvel An

L’Iran a critiqué, lundi 4 janvier, l’arrestation par la police française de quelque 500 personnes durant la nuit de la Saint-Sylvestre, estimant qu’il s’agissait d’une « violation des droits de l’homme ». « Le comportement de la police française (…) constitue un exemple évident de violation des droits civiques, politiques, sociaux, économiques et culturels du peuple français », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, ajoutant que « le gouvernement français devrait essayer d’identifier les causes des récents troubles ». Ces dernières semaines, la France a multiplié les critiques contre la répression des manifestations de l’opposition en Iran[14].

La place des médias, et des médias russes en particulier[15].  La publicité faites aux casseurs. L’information légitime dans une démocratie. L’utilisation politicienne du nombre de véhicules brûlés permettant en cas d’élections la critique du camp adverse. La prise en compte de nouvelles données géopolitiques. Une voiture brûlée est-elle égale à une voiture brûlée ? Brûler le jour de l’An est-ce identique que brûler le 14 juillet ? Brûler des voitures, brûler des livres ou brûler des écoles ?

L’indétermination même dont le français entoure la «chose», par quoi elle devient litote égrillarde (s’intéresser à la «chose»), ignorance angoissée («il se passe des choses»), étonnement demi-muet (de «grandes choses»), etc., n’indique aucun caractère douteux, fantomatique ou indécis ; au contraire, l’indétermination résulte d’une irréductible altérité, présence devinée mais jamais forcée, d’autant plus obsédante qu’elle ne s’abandonne pas à l’évidence[16].

[1] S. Freud, E Bleuler, Lettres 1904-1937, Lettre de Bleuler à Freud du 7.11.1912, Gallimard, 2016 / Bleuler est en train de prendre connaissance du travail préparatoire à Totem et tabou (1912)  « Je sais aussi de moins en moins ce qu’est la culture. Et encore moins comment les limitations et sublimations de la libido devraient se comporter face à la culture ? » PP.154 Il évoque au cours de cette lettre une autre lettre perdue et écrit : « Par libido, Freud entend les désirs sexuels et ceux qui sont nés d’une métamorphose de l’énergie sexuelle et ont pris une autre direction. »

[2] J. Lacan, Le sinthome / Séminaire XXIII / 16 mars 1976

[3] O. Douville, « Avant le transfert, le contact. » in Le transfert adolescent ? , ERES, 2002, pp.140

[4] M. Foucault, « Histoire de la sexualité ; », La volonté de savoir, Tel Gallimard, 1976, pp.133

[5]  .J. Bowlby, Attachement et perte, Paris, coll. « Le fil rouge », puf, 1999, tome I, p. 302.

[6] C. Breuillot, « Psychanalyse de l’écoute. » https://psychanalysebourgogne.wordpress.com/2016/09/08/dune-biololitique-qui-asservit-les-corps-de-leffacement-psychanalyse-de-lecoute/  / Congrès Analyse Freudienne, Paris 2016

[7]  V. Hugo, Poème http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/a_qui_la_faute.html

[8]  G. Bachelard, « Le feu sexualisé. » in LA PSYCHANALYSE DU FEU – Folio/Essais, 1992,  Première édition : 1949, Gallimard, pp.79

[9]  J-P. Fabre, L’Abrégé des secrets chimiques, Paris, 1636, p. 374-375

[10] G. Bachelard, Ibid pp.60

[11] P-L Assoun, Frères et Sœurs, Leçons de psychanalyse, 2ème édition, Anthropos, p87

[12] S. Freud, » Psychologie collective et analyse du moi. (1921)

[13] Le grand repli. (avec Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Ahmed Boubeker)

Institut du Monde Arabe, février 2016.https://www.youtube.com/watch?v=yogD3rsnlEQ

[14] http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/05/en-une-decennie-le-phenomene-des-voitures-brulees-s-est-etendu-et-banalise_1287638_3224.html

[15] http://www.france24.com/fr/20170213-video-peur-influence-medias-russes-presidentielle-2017-russia-today-sputnik-france-russie

[16] J. Allouch, « Note sur  « Raison et cause » en psychanalyse. » http://www.jeanallouch.com/pdf/179

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#maghreb / la #psychanalyse et l’#algérie / S. #Bellakhdar

8 Sep

 

[…] L’État de droit a été absent en Algérie avant, pendant et bien après la période de la colonisation qui s’est faite à partir d’une conquête extrêmement violente, qui a commencé en 1830 pour se terminer vers les années 1871, date de la dernière grande révolte dite « tribale ».

 

Tocqueville, député non favorable à l’extermination totale proposait à l’Assemblée nationale : « Je crois de la plus haute importance de ne laisser subsister ou s’élever aucune ville dans le domaine d’Abd El Kader » [3][3]  A. de Tocqueville, Rapport sur le projet de loi relatif…. Il demandait également « de détruire tout ce qui ressemble à une agrégation permanente de population. »  […]

 

https://www.cairn.info/revue-topique-2010-1-page-23.htm#no32

 

 

 

#society #policy / Why a cartel on #psychoanalysis in the city? Why an inter-associative cartel?

8 Sep

My first answer would be: should I have to justify myself again ?

Not that I’d be irritated, but I like to develop an offbeat thought, supported as much on my clinic experience that on psychoanalysis. The subjective attention that a psychoanalyst gives to the objects in his environment, can, under some conditions to be developped, become subjectifying. This attention would therefore have effects over the efficiency of its act. I define it as unconscious. On a treatment mode, the psychoanalyst, when analysing, would be left to freely associate …

Just as we never know what we convey, neither do we know why we pay attention to an object? Is this the result of our unconscious intelligence? How does it developed itself? Attention can be paid in very singular ways: out of neural fields, it is the fruit of numerous constructions / deconstructions, related on our readings, our meetings, our history … The attention becomes a-tension, or power up by insufficience, repetitions, movements, substitutions and facts of everyday life as other scene, according the primacy to the unconscious and its formations. Could we grasp the signifiers involved in the development of a particular symptom? Are really Islamism and its so-called radicalization the very issue of the terrorist attacks in France? I believe that to mention the term radicalization leads us on a debilitating fast-thinking path, radicalizing our thoughts, clogging it, … With illusion and manipulation of public opinion, the word « radicalization » communitises and divides, when there is a substantive debate around the violence in our today’s society. A radical society that tends every day to strengthen the hold of technocracy and desubjectivation by fear and constraint.

Take part in the intellectual debate? Create a « clinic of speech »? This cartel may experience it. Many psychoanalysts since Freud have tried to enlighten with acts the messages sent by the umwelt, leaving their own path viewing position to become witnesses. If this position can not be defined without relying on literature, anthropology …, it is supported by psychoanalysis and therefore carries its singularity not as universal, but as being-in-the-world. Would therefore the psychoanalyst possess a third ear, different from those that he uses in his office to listen to the social field? I do not think so. The clinic often allows us to develop a political thought (to my thinking, inseparables), a thought on the world based on facts, that remain unknown to the patient, and could be, consciously or not, participating in our style. In the social, it would allow the emergence of a function of the significant:

[…] The significant, in opposition to the sign, is not representing something to someone, but is precisely what represents the subject to another significant. My dog is on the lookout for my signs and then she speaks, as you know; why is it that its talk is not a language?

Precisely because, for my dog, I am something that can give signs, but can not give a significant.

The distinction of the word, as it may exist at preverbal level, and language consists precisely in the emergence of the function of the signifier. […]

 

This cartel tends to allow joint work on the basis of the cure as praxis, to think the social. It vectorizes the developing of psychoanalysts from different backgrounds. Roland Gori emphasizes as Ferenczi and Winnicott could become the men of vision of a totalitarian culture that feeds on hatred by forcing individuals to comply with requirements. Bion’s theory can be of greatest interest.

If the unconscious is politics, then would our nosology be of any relief to hear and find our place in the social? I mean with politics the whole of everyday objects such as statements, speeches that pass through the subject continuously, through channels increasingly elaborate often escaping to consciousness. If the function of the psychoanalyst is precisely to hear the parlêtre beyond his speech, it is likely that he can listen the speeches beyond the statements. As Colette Soler wrote « It is clear that by calling the regulation “speech”, or rather regulations, in the plural, because there are more than one, which order social cohesion, Lacan came out of the inner circle of individual treatment, and faced himself with the matter of the collective ». At risk of sometimes having to cope with shrugs, denunciation or prosecution.

The subjective dimension of the social fact will always remain half-said.

 

Claude Breuillot

psicoanalist Analyse Freudienne @anfreudienne

twitter: @clbr71

 

D’une #biololitique qui asservit les corps ? De l’effacement…#psychanalyse de l’écoute…

8 Sep

Pointer les oreilles vers le ciel…et après ?

 

Mon exposé d’aujourd’hui ne sera pas forcément disruptif. Mot extrait du flot continu d’information, anglicisme, néologisme, provenant du mot disruptivity alliant, dans le concert bon enfant de la bienveillance contemporaine, la fraîcheur de la séparation ou de la dispersion avec la force de l’innovation de la rupture. Non, il ne s’agit pas d’un nouveau slogan publicitaire. Plutôt le support pressé d’une ingénierie managériale prônant l’oubli, l’effacement de l’Histoire des peuples et de celle, croisée, des individus. Un savant laminoir tentant l’achèvement dès l’école maternelle des capacités de symbolisation et de subjectivation. Comment penser, tenter de mettre au travail, ces coups répétés, assénés, autrement que comme de micro-traumatismes propres à affaiblir notre raisonnement ou nos capacités critiques ? Une biopolitique qui asservit les corps. On connaissait l’anaclitisme comme réponse à un impossible de la nécessaire fusion primaire. La clinique de l’abandon peut-elle ne pas étayer celle de l’abandon dans le social ? Chez les enfants séparés, Lacan lors d’une discussion avec Jenny Aubry pouvait évoquer l’étude du langage des enfants, de nature à élucider la structure de leurs relations sous son aspect le plus profond et décisif[1].

Ce discours issu du merchandising, à quoi ça mène ? Le savoir, ce n’est pas de savoir ce que l’Autre sait, c’est de savoir ce qu’il veut, à savoir avec sa forme, sa forme en-forme de a, qui s’ébauche tout à fait autrement que dans un miroir, mais par une exploration à peine effleurée d’ailleurs de la perversion, qui nous fait dire que cette topologie qui se dessine et que précise à de bien autres niveaux que des expériences pathologiques, l’avancée du savoir, qu’est-ce que ça veut ? A quoi ça mène ? ( Ce n’est pas tout à fait d’ailleurs la même chose [2]).

On en trouve la trace dès la première page de Google : « A Year Of Retail Disruption. », que l’on peut traduire par « Une année de perturbation. » « Technology will continue to make it easier and MORE FUN to shop. », la technologie continuera de rendre plus faciles et plus amusants vos achats. Elle imprègne dès maintanant le cerveau d’enfants de 2 ans, qui doivent, dès la maternelle apprendre le code, poussés par des enseignants aguerris en ESPE[3], aux pratiques des capsules et autres engins spatiaux issus des sciences dites de l’information qui – ne constatons nous-pas ? – occasionneront, si nous ne changeons pas de paradigme, des symptômes.

Dans ce monde-là, quelle place pour une écoute du sujet de l’inconscient ? Notre société développe pourtant, par des levées de fonds toujours plus exagérées, des trésors d’attention, pour une plus-value inversement proportionnelle au développement des individus. Les radiotélescopes pointent leurs oreilles géantes vers le ciel afin de capter le moindre signe de vie. Cette recherche alimente l’imaginaire[4]. On peut lire : « La sonde Juno de la Nasa a réussi à se mettre en orbite autour de Jupiter, dont elle doit percer les mystères. En attendant, L’Express vous propose d’écouter les « chants » magnétiques de la géante gazeuse. » On nous invite à rêver aux doux chants des criquets.

Inversement, les signes de souffrance et la psychopathologie des liens dans les institutions n’ont peut-être  jamais été autant assourdis, ignorés, forclos, ne sont peut-être jamais autant restés lettre morte dans notre modernité..

Remuer la queue: Signe ou signifiant ?

[…] Le signifiant, à l’envers du signe, n’est pas ce qui représente quelque chose pour quelqu’un, c’est ce qui représente précisément le sujet pour un autre signifiant. Ma chienne est en quête de mes signes et puis elle parle, comme vous le savez; pourquoi est-ce que son parler n’est pas un langage ?

Parce que justement je suis pour elle quelque chose qui peut lui donner des signes, mais qui ne peut pas lui donner de signifiant.

La distinction de la parole, comme elle peut exister au niveau préverbal, et du langage consiste justement dans une émergence de la fonction du signifiant[5]. […]

Tout dépend :

1) du sujet auquel appartient l’appendice caudal,

2) de l’état de réceptivité de l’allocutaire.

 

« L’histoire d’une folie, d’une névrose ne se réduit pas à celle d’un ratage individuel, c’est d’abord le témoignage d’un Sujet qui est en attente, en souffrance, porté par celui qu’on ne peut récuser sous prétexte que ce témoignage est maladroit, obscur, et prend parfois les formes du scandale et de l’horreur. » écrit Jean Clavreul[6].

Quelles sont les opérations nécessaires pour que du sujet puisse se produire au lieu du grand Autre qui lui préexiste ?

Comment quelqu’un advient-il au lieu du sujet ? La pulsion invocante se limiterait-elle à la sphère de l’infans ? L’institution scolaire, l’hôpital, l’entreprise resteraient-elles sourdes à reconnaître un sujet en place de collaborateur, de patient, d’élève ?

[1] Aubry, J. « Psychanalyse des enfants séparés », Denoêl, 2003, pp.93

[2] Lacan, J. « séminaire XVI : D’un Autre à l’autre. » , Séance du 7 mai 1969

[3] ESPE : Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education

[4] SON. Les « criquets extraterrestres » de Jupiter capturés pour la première fois in L’Express du 5.07.2016

[5] Lacan, J. «  Séminaire IX: L’identification », séance du 6.12.1961

[6] Clavreul, J. « Loi, Ethique et Psychanalyse. », Hermann, 2014, p. 41

 

 

Texte en préparation en vue de congrès des 1er et 2 octobre à Paris

Analyse Freudienne @anfreudienne

De l’effacement de l’Histoire des peuples et de celle, croisée, des individus…

7 Sep

« Ce qui est rejeté du symbolique, reparait dans le réel. Telle est la clé de ce qu’on appelle le symptôme. Le symptôme, c’est le nœud réel où est la vérité du sujet.[1] »

 

Pointer les oreilles vers le ciel…

 

Mon exposé d’aujourd’hui ne sera pas forcément disruptif. Mot extrait du flot continu d’information, anglicisme, néologisme, provenant du mot disruptivity alliant, dans le concert bon enfant de la bienveillance contemporaine, la fraîcheur de la séparation ou de la dispersion avec la force de l’innovation de la rupture. Non, il ne s’agit pas d’un nouveau slogan publicitaire. Plutôt le support pressé d’une ingénierie managériale prônant l’oubli, l’effacement de l’Histoire des peuples et de celle, croisée, des individus. Un savant laminoir tentant l’achèvement dès l’école maternelle des capacités de symbolisation et de subjectivation. Comment penser, tenter de mettre au travail, ces coups répétés, assénés, autrement que comme de micro-traumatismes propres à affaiblir notre raisonnement ou nos capacités critiques ? On connaissait l’anaclitisme comme réponse à un impossible de la nécessaire fusion primaire. La clinique de l’abandon peut-elle ne pas étayer celle de l’abandon dans le social ? Chez les enfants séparés, Lacan lors d’une discussion avec Jenny Aubry pouvait évoquer l’étude du langage des enfants, de nature à élucider la structure de leurs relations sous son aspect le plus profond et décisif[2].

Ce discours issu du merchandising, à quoi ça mène ? Le savoir, ce n’est pas de savoir ce que l’Autre sait, c’est de savoir ce qu’il veut, à savoir avec sa forme, sa forme en-forme de a, qui s’ébauche tout à fait autrement que dans un miroir, mais par une exploration à peine effleurée d’ailleurs de la perversion, qui nous fait dire que cette topologie qui se dessine et que précise à de bien autres niveaux que des expériences pathologiques, l’avancée du savoir, qu’est-ce que ça veut ? A quoi ça mène ? ( Ce n’est pas tout à fait d’ailleurs la même chose [3]).

On en trouve la trace dès la première page de Google : « A Year Of Retail Disruption. », que l’on peut traduire par « Une année de perturbation. » « Technology will continue to make it easier and MORE FUN to shop. », la technologie continuera de rendre plus faciles et plus amusants vos achats. Elle imprègne dès maintanant le cerveau d’enfants de 2 ans, qui doivent, dès la maternelle apprendre le code, poussés par des enseignants aguerris en ESPE[4], aux pratiques des capsules et autres engins spatiaux issus des sciences dites de l’information qui – ne constatons nous-pas ? – occasionneront, si nous ne changeons pas de paradigme, des symptômes.

Dans ce monde-là, quelle place pour une écoute du sujet de l’inconscient ? Notre société développe pourtant, par des levées de fonds toujours plus exagérées, des trésors d’attention, pour une plus-value inversement proportionnelle au développement des individus. Les radiotélescopes pointent leurs oreilles géantes vers le ciel afin de capter le moindre signe de vie. Cette recherche alimente l’imaginaire[5]. On peut lire : « La sonde Juno de la Nasa a réussi à se mettre en orbite autour de Jupiter, dont elle doit percer les mystères. En attendant, L’Express vous propose d’écouter les « chants » magnétiques de la géante gazeuse. » On nous invite à rêver aux doux chants des criquets.

Inversement, les signes de souffrance et la psychopathologie des liens dans les institutions n’ont peut-être  jamais été autant assourdis, ignorés, forclos, ne sont peut-être jamais autant restés lettre morte dans notre modernité..

Remuer la queue: Signe ou signifiant ?

[…] Le signifiant, à l’envers du signe, n’est pas ce qui représente quelque chose pour quelqu’un, c’est ce qui représente précisément le sujet pour un autre signifiant. Ma chienne est en quête de mes signes et puis elle parle, comme vous le savez; pourquoi est-ce que son parler n’est pas un langage ?

Parce que justement je suis pour elle quelque chose qui peut lui donner des signes, mais qui ne peut pas lui donner de signifiant.

La distinction de la parole, comme elle peut exister au niveau préverbal, et du langage consiste justement dans une émergence de la fonction du signifiant[6]. […]

Tout dépend :

1) du sujet auquel appartient l’appendice caudal,

2) de l’état de réceptivité de l’allocutaire.

 

« L’histoire d’une folie, d’une névrose ne se réduit pas à celle d’un ratage individuel, c’est d’abord le témoignage d’un Sujet qui est en attente, en souffrance, porté par celui qu’on ne peut récuser sous prétexte que ce témoignage est maladroit, obscur, et prend parfois les formes du scandale et de l’horreur. » écrit Jean Clavreul[7].

Quelles sont les opérations nécessaires pour que du sujet puisse se produire au lieu du grand Autre qui lui préexiste ?

Comment quelqu’un advient-il au lieu du sujet ? La pulsion invocante se limiterait-elle à la sphère de l’infans ? L’institution scolaire, l’hôpital, l’entreprise resteraient-elles sourdes à reconnaître un sujet en place de collaborateur, de patient, d’élève ?

 

[1] Lacan, J. « séminaire XV : L’acte psychanalytique. », 1967-1968

[2] Aubry, J. « Psychanalyse des enfants séparés », Denoêl, 2003, pp.93

[3] Lacan, J. « séminaire XVI : D’un Autre à l’autre. » , Séance du 7 mai 1969

[4] ESPE : Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education

[5] SON. Les « criquets extraterrestres » de Jupiter capturés pour la première fois in L’Express du 5.07.2016

[6] Lacan, J. «  Séminaire IX: L’identification », séance du 6.12.1961

[7] Clavreul, J. « Loi, Ethique et Psychanalyse. », Hermann, 2014, p. 41

#LoiTravail #ReformaLaboral / #disruptivity #disruption #disruptivité /

6 Sep

Pointer les oreilles vers le ciel…

 

Mon exposé d’aujourd’hui ne sera pas forcément disruptif. Mot extrait du flot continu d’information, anglicisme, néologisme, provenant du mot disruptivity alliant, dans le concert bon enfant de la bienveillance contemporaine, la fraîcheur de la séparation ou de la dispersion avec la force de l’innovation de la rupture. Non, il ne s’agit pas d’un nouveau slogan publicitaire. Plutôt le support pressé d’une ingénierie managériale prônant l’oubli, l’effacement de l’Histoire des peuples et de celle, croisée, des individus. Un savant laminoir tentant l’achèvement dès l’école maternelle des capacités de symbolisation et de subjectivation. Comment penser, tenter de mettre au travail, ces coups répétés, assénés, autrement que comme de micro-traumatismes propres à affaiblir notre raisonnement ou nos capacités critiques ? On connaissait l’anaclitisme. Ce discours issu du merchandising, à quoi ça mène ? Le savoir, ce n’est pas de savoir ce que l’Autre sait, c’est de savoir ce qu’il veut, à savoir avec sa forme, sa forme en-forme de a, qui s’ébauche tout à fait autrement que dans un miroir, mais par une exploration à peine effleurée d’ailleurs de la perversion, qui nous fait dire que cette topologie qui se dessine et que précise à de bien autres niveaux que des expériences pathologiques, l’avancée du savoir, qu’est-ce que ça veut ? A quoi ça mène ? ( Ce n’est pas tout à fait d’ailleurs la même chose [1]).

[1] Lacan, J. « séminaire XVI : D’un Autre à l’autre. » , Séance du 7 mai 1969

Ce discours, on en trouve la trace dès la première page de Google : « A Year Of Retail Disruption. », que l’on peut traduire par « Une année de perturbation. » « Technology will continue to make it easier and MORE FUN to shop. », la technologie continuera de rendre plus faciles et plus amusants vos achats. Elle imprègne dès maintanant le cerveau d’enfants de 2 ans, qui doivent, dès la maternelle apprendre le code, poussés par des enseignants aguerris en ESPE[1], aux pratiques des capsules et autres engins spatiaux issus des sciences dites de l’information qui – ne constatons nous-pas ? – occasionneront, si nous ne changeons pas de paradigme, des symptômes.

Dans ce monde-là, quelle place pour une écoute du sujet de l’inconscient ? Notre société développe pourtant, par des levées de fonds toujours plus exagérées, des trésors d’attention, pour une plus-value inversement proportionnelle au développement des individus. Les radiotélescopes pointent leurs oreilles géantes vers le ciel afin de capter le moindre signe de vie. Cette recherche alimente l’imaginaire[2]. On peut lire : « La sonde Juno de la Nasa a réussi à se mettre en orbite autour de Jupiter, dont elle doit percer les mystères. En attendant, L’Express vous propose d’écouter les « chants » magnétiques de la géante gazeuse. »

Inversement, les signes de souffrance et la psychopathologie des liens dans les institutions n’ont peut-être  jamais été autant assourdis, ignorés, forclos.

Remuer la queue: Signe ou signifiant ?

[…] Le signifiant, à l’envers du signe, n’est pas ce qui représente quelque chose pour quelqu’un, c’est ce qui représente précisément le sujet pour un autre signifiant. Ma chienne est en quête de mes signes et puis elle parle, comme vous le savez; pourquoi est-ce que son parler n’est pas un langage ?

Parce que justement je suis pour elle quelque chose qui peut lui donner des signes, mais qui ne peut pas lui donner de signifiant.

La distinction de la parole, comme elle peut exister au niveau préverbal, et du langage consiste justement dans une émergence de la fonction du signifiant[3]. […]

Tout dépend :

1) du sujet auquel appartient l’appendice caudal,

2) de l’état de réceptivité de l’allocutaire.

chien

Extrait de ma participation au Congrès Paris Analyse Freudienne / 1er et 2 octobre 2016

Claude Breuillot, psychanalyse AF Bourgogne

twitter: @clbr71

 

[1] ESPE : Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education

[2] SON. Les « criquets extraterrestres » de Jupiter capturés pour la première fois in L’Express du 5.07.2016

[3] Lacan, J. «  Séminaire: L’identification », séance du 6.12.1961

#Paris 1er et 2 octobre / Congrès trilingue de @anfreudienne /#psychanalyse #psychoanalysis #psicoanalisis

2 Sep
Congrès Trilingue / Congreso Trilingüe / Trilingual Congress

Français-Espagnol / Español-Francés / French-English

« Névrose, psychose et perversion, psychopathologie désuète ou ultime rempart contre l’exclusion du sujet de l’inconscient »

01-02 Octobre 2016
de 09h30 à 18h

« Neurosis, psicosis y perversión, ¿psicopatología anticuada o último bastión frente a la exclusión del sujeto del inconsciente?»

“Neurosis, psychosis and perversion, an outmoded psychopathology or the last bastion against the exclusion of the subject of the unconscious?”

Institut Protestant de Théologie

83, boulevard Arago – 75014 – Paris
M° Saint Jacques (ligne 6) / Denfert Rochereau (lignes 4, 6/ RER B)

Informations : +33 1 43 57 10 90
analysefreudienne1@gmail.com / http://analysefreudienne.net
Formation permanente: N° 11752240275

Névrose, psychose et perversion, psychopathologie désuète ou ultime rempart contre l’exclusion du sujet de l’inconscient?

L’apport des structures cliniques névrose, psychose et perversion est aujourd’hui remis en question. De nouvelles appellations cliniques se multiplient et tentent de renforcer la posture scientifique, à l’aide d’items à consigner et auxquels se référer pour s’assurer qu’il s’agit bien de pathologie.
Mais ce que nous constatons dans l’expérience quotidienne au « un par un » avec nos patients ne fonctionne pas ainsi. Cette prétention à vouloir « classer », évaluer, et ainsi donner un nom qui nomme une souffrance, au lieu de représenter le sujet souffrant, n’est peut-être qu’une tentative pour rassurer le soignant.
Les effets du réel dans la clinique, dans et à travers la parole, ne peuvent être décrits selon le mode usuel de quantification des théories scientifiques habituelles.
La psychanalyse peut-elle se reconnaître en tant qu’une “science du réel” ? Alors: quel serait le statut du sujet en psychanalyse? Quelles sont les opérations nécessaires pour que du sujet puisse se produire au lieu du grand Autre qui lui préexiste ?
Comment quelqu’un advient-il au lieu du sujet ? Les structures névrose, psychose et perversion pourraient-elles être le dernier bastion pour soutenir le sujet aujourd’hui ?
Une autre question est de nous demander s’il y a du sujet dans les psychoses, ou, autrement dit, de quel sujet s’agit-il quand nous parlons de forclusion dans un cas et de dénégation dans l’autre, alors que la relation au discours diffère ?
Nous pourrions également poser la question de la sexuation chez l’enfant, nous demander quand un enfant devient-il sujet, ou quand nous-mêmes le considérons comme un sujet…
Freud, pour sa part, en renonçant très tôt aux « comportements », a pu introduire dans l’interprétation des rêves, la métaphore et la métonymie comme lois du langage, les énonciations, la fonction signifiante, le manque et le désir. Et sur ces bases, Lacan a délimité l’énonciation, l’évidement de l’objet, l’effacement de la trace et la relation à la parole.
Cette question de la structure nous permet de parler du cheminement du sujet. Ce sujet qui apparaît durant la cure: le sujet A-VENIR..

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Neurosis, psicosis y perversión, ¿psicopatología anticuada o último bastión frente a la exclusión del sujeto del inconsciente?

El aporte del psicoanálisis de concebir las estructuras clínicas neurosis, psicosis y perversión, esta puesto en tela de juicio.

Los nombres nuevos para llamar la clínica, que se han multiplicado, intentan, para reforzar la postura científica, llenar de ítems anotados a completar y a requerirse, para asegurar de qué patología se trata.
Pero la constatación de la experiencia del « uno por uno », de los pacientes que vemos cada día, no funciona de este modo. Esa pretensión de « encasillar », y así asegurar un nombre que nombre una dolencia y no represente al sujeto que la sufre, sólo sea, tal vez, para tranquilizar a quien lo trata. Los efectos de real en la clínica, en y por la palabra, no pueden ser descritos sobre el modelo cuantificable de las teorías científicas habituales.
¿Puede el psicoanálisis reconocerse como una ciencia de lo real?
Entonces: ¿Cuál sería el estatuto del sujeto en psicoanálisis?
¿Cómo se constituye el sujeto en el lugar del A que lo preexiste? ¿Cómo adviene alguien al lugar de sujeto?
¿Las estructuras neurosis, psicosis y perversión constituyen el último bastión para sostener al sujeto hoy?
Otra cuestión es preguntarnos si hay sujeto en las psicosis, o bien qué entendemos por sujeto perverso, cuando se trata de forclusión en un caso y denegación en otro, y que su relación al discurso es diferente en ambos.
Igualmente podríamos plantearnos sobre la sexuación en el niño, o cuándo consideramos sujeto a un niño…
Fue Freud quien, renunciando a los « comportamientos « y « conductas », pudo introducir la interpretación de los sueños, la metáfora y la metonimia como leyes del lenguaje, los enunciados, la función significante, la falta y el deseo. Y fue Lacan quien sobre estas bases diferenció la enunciación, el vacío de objeto, el borramiento de la huella y la relación al discurso.
La cuestión de la estructura nos permite hablar del camino del sujeto. Este sujeto que aparece en la cura: sujeto del inconsciente, sujeto por-venir.

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Neurosis, psychosis and perversion, an outmoded psychopathology or the last bastion against the exclusion of the subject of the unconscious?

Today the contributions of clinical structures such as neurosis, psychosis and perversion are being questioned. In an attempt to reinforce the scientific position new clinical labels are proliferating, with the aid of items to be recorded and referred to, all ensuring that a true pathology is being described.

But what daily experience teaches us ‘one on one’ with our patients is that this is not the way things work. This claim to want to « classify », to evaluate by naming suffering with a noun instead of presenting the suffering subject, is perhaps little more than an attempt to reassure the healer.

The effects of the Real, clinically speaking, as well as in speech, cannot be quantified as normal scientific theories are.

Can psychoanalysis be considered as a « science of the real »? If so, what would be the status of the subject in psychoanalysis? What are the necessary operations for the subject to be produced at the place of the big other who pre-exists him? How does someone happen in the place of the subject?
Could neurosis, psychosis and perversion be today’s last bastion of support for the subject?

A further question to ask is whether the subject exists in psychosis, or, in other words, which subject do we refer to when we speak about foreclosure in one case or of negation in the other, when the relation to the discourse is different?
We could also pose the question about sexuation in children, ask at what moment does a child become a subject or when do we ourselves consider him a subject…
Freud, in his early abandonment of behavior was able to introduce, through the interpretation of dreams, metaphor and metonymy as the laws of language, enunciations, the signifying function, lack and desire. And, on these bases Lacan has determined the boundaries of enunciation, recess (évidement) of the object, the erasing of the trace and the relation to speech. This question of structure allows us to speak of the process of the subject. This subject emerges during the treatment: the happening subject.

PROGRAMME / PROGRAMA / PROGRAM
Congres 2016 / Congreso 2016 / Congress 2016
Samedi 01 / Sábado 01 / Saturday 01

Matin / Mañana / Morning

8h30 Accueil / Acogida / Reception

9h30 Robert Lévy (A.F Paris)
Conférence d’introduction
Conferencia de introducción
Introduction talk

Président de séance / Presidente de mesa / Chairman of the table
Catherine Delarue (A.F Paris)

9H45 Maria Cruz Estada (A.F Madrid)
¿El cuerpo, ultimo bastion?
Le corps, dernier bastion?
The Body, last bastion?
Discutant / Discute / Discussant : Céline Devalois (A.F Paris)

10h45 Donna Redmond (Psychanalyste à Dublin et directrice d’APPI)
The skin I’m in : the significance of the body during adolescence
La peau que j’habite : l’importance du corps pendant l’adolescence
La piel que habito : la importancia del cuerpo en la adolescencia
Discutant / Discute / Discussant : Radjou Soundaramourty (A.F Paris)

11h45 PAUSE / DESCANSO / BREAK

Président de séance / Présidente de mesa / Chairman of the table
Chantal Hagué (A.F Paris)

12h15 Anna Konrad (A.F Paris)
L’écoute analytique implique-t-elle une nomination entre névrose psychose ou perversion?
¿La escucha analítica implica una nominación entre neurosis psicosis o perversión?
Does analytical listening implies a naming between neurosis psychosis or perversion?
Discutant / Discute / Discussant : François Christophe (A.F Lyon)

13h15 DEJEUNER / ALMUERZO / LUNCH

APRÈS-MIDI / TARDE / AFTERNOON

Président de séance / Présidente de mesa / Chairman of the table
Jean-Jacques Leconte (A.F Paris)

14h30 Galo Eidelstein (A.F Chili)
La ciencia de la estructura como bastión
La science de la structure comme bastion
The science of the structure as bastion
Discutant / Discute / Discussant : Laurent Ballery (A.F Paris)

15h30 Nestor Braunstein (Psychanalyste à Barcelone, professeur des universités à Mexico)
Estructuras Clínicas o posiciones subjetivas
Structures Cliniques o (u)positions subjectives
Clinical structures or subjective positions
Discutant / Discute / Discussant : Robert Lévy (A.F Paris)

16h30 PAUSE / DESCANSO / BREAK

Président de séance / Présidente de mesa / Charmain of the table
Jean-Jacques Leconte (A.F Paris)

17h Charles Marcellesi (Psychanalyste Porto-Vecchio)
« D’oncques »
Discutant / Discute / Discussant : Jean-Jacques Valentin (A.F Paris)

Dîner / Cena / Dinner

Un Dîner sera vous proposé dans un Restaurant à Paris à 20h30

Una cena sera propuesta en un restaurante en Paris a las 20.30

A dinner will be proposed in a restaurant in Paris at 8:30 pm

DIMANCHE 02 / DOMINGO 02 / SUNDAY 02

MATIN / MAÑANA / MORNING

Président de séance/ Présidente de mesa/ Chairman of the table
Margarita Moreno (A.F Seville)

09h30 Alex Droppelmann (A.F Chili)
Incesto la père-version del padre y la hibridación significante
Inceste la père-version du père et l’hybridation signifiante
Incest père-version of the father and the signifying hybridization
Discutant / Discute / Discussant: Ségolène Marti (A.F Lyon)

10H30 Carol Watters (A.F Nice)
Un manipulateur, singulier « Auxiliaire de Dieu »
Un manipulador, singular « Auxiliar de Dios »
A manipulator, singular «Assistant of God »
Discutant / Discute / Discussant : Daniel Colson (A.F Reims)

11h30 PAUSE / DESCANSO / BREAK

Président de séance/ Presidente de mesa/ Chairman of the table
Marian Lora Toro (A.F Madrid)

12H Claude Breuillot (A.F Bourgogne)
Pulsion invocante et ex-sistence. Donner de la voix… Une ex-centricité nécessaire pour les inaudibles
Pulsión invocante y ex-sistente. Vocear… Una ex-centricidad necesaria para los inaudibles
Invoking Drive and ex-isting. To speak out… A necessary ex-centricity for the inaudible
Discutant / Discute / Discussant : Sofia Ortega (A.F Madrid)

13H DEJEUNER / COMIDA / LUNCH

APRÈS-MIDI / TARDE / AFTERNOON

Président de séance / Présidente de mesa / Chairman of the table
Philippe Woloszko (A.F Metz)

14h15 Michel Ferrazi (A.F Grenoble)
Le discours du sujet et l’idée d’un progrès
El discurso del sujeto y la idea de un progreso
The speech of the subject and the idea of a progress
Discutant / Discute / Discussant : Joëlle Toubiana (A.F Paris)

15h15 Annick Hubert-Barthélémy (A.F Paris)
Les fausses controverses autour de l’autisme du XXIème siècle
Las falsas controversias que rodean al autismo del siglo XXI
The false controversies around the autism of the 21st century
Discutant / Discute / Discussant : Roque Hernandez (A.F Alicante)

16h15 PAUSE / DESCANSO / BREAK

Président de séance / Présidente de mesa / Chairman of the table
Gilbert Poletti (A.F Bastia)

16h30 Chantal Cazzadori (A.F Amiens)
Plein feu sur la psychanalyse : causes et effets de son démantèlement – un électrochoc
Gran foco sobre el psicoanálisis: causas y efectos de su desmantelamiento – un electrochoque
Spotlight on psychoanalysis: causes and effects of its dismantling – an electric shock
Discutant / Discute / Discussant : Jacquemine Latham-Koenig (A.F Paris)

17h30 Conclusion / Conclusión / Closure

Jacquemine Latham-Koenig et Radjou Soundaramourty
(Coordonnants, A.F Paris)

Tarifs / Precios / Rates:

Membres/Miembros/Members: 90€
Non-membres/no miembros/Non members:120€
Étudiants/Estudiantes/Students: 30€
Formation Permanente: 150€
Inscriptions par chèque à l’ordre d’Analyse Freudienne,
par virement bancaire, ou en espèces sur place.
Numero de Formation permanente: 11752240275
Informations / informaciones/ Informations:
Analyse Freudienne, 39, Avenue de la République
 75011, Paris
Telephone: 0143571090

Analysefreudienne1@gmail.com
http://analysefreudienne.net
Twitter: @anfreudienne
Facebook: @analyse.freudienne

#‎Education‬ ‪#‎tranhumanisme‬ ‪#‎politique‬ ‪#‎santé‬

21 Août

#‎Montessori‬ et ‪#‎Freinet‬: les nouveaux fétiches de l’ingénierie pédagogique ou les frasques de la new world ‪#‎University‬

Préparer dès l’école maternelle à l’ « aventure entrepreneuriale ».

De l’instance de la lettre à l’école: après Z ce sera quoi ?

Et si les parents demandaient la déconnexion de leur enfant dès l’école maternelle ?

Dr. Peter Gray professeur et chercheur à Boston College, cité parmi les idéologues de l’école dite démocratique, a obtenu son doctorat en biologie à la Rockefeller University. Il écrit:

 » Des chercheurs on découvert que les tout-petits, au paroxysme de leur phase d’apprentissage de la marche, marchent en moyenne 6 heures par jour, pendant lesquelles il font une moyennent de 9000 pas et parcourent la longueur de 29 terrains de football. Ils n’essayent pas d’aller quelque part de particulier ; ils marchent juste pour le fait de marcher. Ils sont particulièrement intéressés par la marche quand ils sont exposés à un nouveau genre de surface. »

Lobbying et oligarchie techno-consumériste:

Un certain médecin-journaliste télévision vedette, personnage préféré des français ne ventait-il pas 6000 pas par jour au Président français en mars 2016 ? Tiens ?

062-Cymes1

http://vidberg.blog.lemonde.fr/…/michel-cymes-conseille-a-…/

Nous connaissions l’inféodation des dites sciences de l’éducation aux neurosciences, mais la biologie n’a pas dit son dernier mot pour parfaire la désubjectivation.

A suivre…

@clbr71 et psychanalysebourgogne.wordpress.com

 

A lire, ci-dessous:

IMG_4867

#terrorisme / Les mots sont des diviseurs…

3 Août

Tout comme l’on ne sait jamais ce que l’on transmet, sait-on pourquoi nous portons de l’attention à un objet ? Est-ce le fruit de notre intelligence inconsciente ? Comment se construit-t-elle ?

Nous pouvons porter notre attention, de façons bien singulières : hors des champs neuronaux, elle est le fruit de constructions/déconstructions multiples, liés à nos lectures, nos rencontres, notre histoire…L’attention devient a-tension, ou mise en tension par les manques, les répétitions, les déplacements, les substitutions du quotidien comme autre scène, accordant la primauté à l’inconscient et à ses formations.

Pourrait-on relever les signifiants impliqués dans le développement de tel ou tel symptôme ? Est-ce l’Islamisme et sa dite radicalisation qui sont les enjeux des attentats terroristes perpétrés en France ? Je pense qu’évoquer le terme de radicalisation nous engage sur la voie d’un prêt-à-penser sclérosant, radicalisant la pensée, l’obstruant,…Par l’illusion et par la manipulation de l’opinion, le mot « radicalisation » communautarise et divise alors qu’un débat de fond concerne la violence de la société dans laquelle nous vivons.

Une société radicale qui, chaque jour, tend un peu plus à resserrer les liens de la technocratie et de la désubjectivation par la peur et l’assujettissement.

moi olga

 

#adolescence et radicalisation du désespoir /

#cinéma : Moi Olga